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lundi 24 septembre 2018

Gymnastes de la sagesse

COMPRENDRE LE YOGA - POURQUOI NE COMPREND-ON RIEN AU YOGA?

J’ai lu dans la presse française que le yoga connaissait un engouement dans l’hexagone notamment parce qu’il « intellectualisait » la gym. Pourtant intellectualiser implique dissocier  pour comprendre, alors que le yoga vise à rassembler pour ressentir.

La démarche de yoga est multi-dimensionnelle et on veut la simplifier et la réduire pour l’enfermer dans une petite boite avec une étiquette dessus. Pour ce qui est de l’étiquette, on n’est pas trop sûr de ce qu’il faut écrire dessus :  « gym douce », « méditation » , « mouvement sectaire », « étirements » , « gym spirituelle » , « gym zen », « exercices de respirations », « art énergétique », « body & mind » , « démarche bien-être »… Est-ce donc pour ça que nous n’y comprenons rien? Pas seulement. Nous n’y comprenons rien parce que le yoga est un art qui nous vient d’ailleurs et que notre grille de lecture pour appréhender le yoga n’est pas adaptée. Ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas y accéder, ca veut dire qu’il faut porter un œil neuf sur ce que nous entrevoyons de nous-mêmes.

Le yoga nous vient d’ une culture où le corps ne se définit pas seulement organiquement, mais en de subtiles couches qui sont interdépendantes. L’Ayurvéda, système de médecine Indien intimement lié au yoga, nous apprend effectivement que nous ne sommes pas constitués d’un corps, mais de plusieurs : le corps physique, manifeste (squelette, organes, tissus et fluides) étroitement intriqué avec le corps subtil (vitalité, dynamique énergétique du vivant), lui même nourri par le corps causal (état de conscience et de connaissance de sa réalité propre). L’œuvre du yoga c’est de permettre à l’individu d’accéder au corps causal pour lui permettre de réaliser qui il est. Comme ces corps sont interdépendants, une symbiose s’opère entre ces différentes « couches » et le yoga propose des outils pour travailler le corps physique par les asanas (ou postures), le corps subtil par le pranayama (ou exercices respiratoires) et le corps causal par la méditation. Tout se correspond.

D’ailleurs – et pour briller en société replacez-le dans une discussion mondaine – du temps d’Alexandre le Grand, les Grecs appelaient les yogis les gymnosophes, gymnastes de la sagesse.

« Et toi, tu fais quoi comme yoga? ». Il n’y a pas de hiérarchie dans la démarche de yoga que chaque individu veut entreprendre. Certains mettront l’accent sur la méditation, d’autres sur les asanas et d’autres encore sur le pranayama. Peu importe, à partir du moment où ce choix correspond à votre sensibilité , à ce qui fait sens en vous.

« Le yoga pour une vie sans stress? ». Non, le yoga ne fera jamais disparaître le stress de nos vies. Ce que le yoga fait, c’est qu’il change notre manière de réagir au stress. Il nous rend plus forts, il nous aide à nous centrer et donc à y voir plus clair quant aux décisions à prendre pour évoluer dans la vie. Shiva Rea dit que le yoga c’est la capacité de danser avec la vie sans être bousculé et excentré.

« Euh, c’est quoi le yoga qu’il me faut? ». On peut comparer le yoga à la musique. Les notes sont pour tous les styles de musique les mêmes, mais on ne va pas en tirer les mêmes rythmes, ou les mêmes résonances. Il y a des styles musicaux que nous affectionnons vraiment, d’autres auxquels nous sommes hermétiques et puis nous pouvons aussi changer de sensibilité. Les genres musicaux changent et se nourrissent les uns des autres au fur et à mesure du temps. Le yoga c’est pareil. Il n’y a pas de yogas nouveaux, il y a le yoga. Chaque style de yoga va proposer son thème.

La question à se poser : « Quel style me correspond et quel professeur serait un bon guide? » Vous pourrez vous documenter, interroger des proches, « intellectualiser » votre recherche. Ça ne répondra pas à la question. La réponse est dans le cours, alors soyez curieux et essayez le cours qui vous intéresse. Le yoga est une expérience de soi. Vous saurez repérer ce qui vous fait du bien, et un prof consciencieux saura vous orienter. N’en doutez pas, le gourou éclairé, c’est bien vous!

 LAURENCE GAY YOGA

vendredi 11 mai 2018

L'invitation ~ The invitation


"Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.

Je ne m’intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,
Pour l’aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t’ont ouvert,
Ou si tu t’es fané et renfermé par crainte des blessures à venir.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout de tes mains, de tes pieds
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient de l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments de vide."

L’Invitation, un texte de Oriah Mountain Dreamer

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“It doesn’t interest me what you do for a living. I want to know what you ache for, and if you dare to dream of meeting our heart’s longing.

It doesn’t interest me how old you are. I want to know if you will risk looking like a fool for love, for your dream, for the adventure of being alive.

It doesn’t interest me what planets are squaring your moon. I want to know if you have touched the center of your own sorrow, if you have been opened by life’s betrayls or have become shriveled and closed from fear of further pain. I want to know if you can sit with pain, mine or your own, without moving to hide it or fade it or fix it.

I want to know if you can be with joy, mine or your own, if you can dance with wildness and let the ecstasy fill you to the tips of your fingers and toes without cautioning us to be careful, to be realistic, to remember the limitations of being human.

It doesn’t interest me if the story you are telling me is true. I want to know if you can disappoint another to be true to yourself; if you can bear the accusation of betrayal and not betray your own soul; if you can be faithless and therefore trustworthy.

I want to know if you can see Beauty, even when it’s not pretty, everyday, and if you can source your own life from its presence.

I want to know if you can live with failure, yours and mine, and still stand on the edge of the lake and shout to the silver of the full moon, “Yes!”

It doesn’t interest me to know where you live or how much money your have. I want to know if you can get up, after the night of grief and despair, weary and bruised to the bone and do what needs to be done to feed the children.

It doesn’t interest me who you know or how you came to be here. I want to know if you will stand in the center of the fire with me and not shrink back.

It doesn’t interest me where or what or with whom you have studied. I want to know what sustains you, from the inside, when all else falls away.
I want to know if you can be alone with yourself and if you truly like the company you keep in the empty moments.”~

~Oriah Mountain Dreamer - from The Invitation by Oriah "Mountain Dreamer" House

jeudi 17 mars 2016

ANJALI



"Elle savait que cette transition n'était pas pour devenir quelqu'un de meilleur, mais finalement pour découvrir qui elle avait toujours été".
“She knew this transition was not about becoming someone better, but about finally allowing herself to become who she'd always been.”― Amy Rubin