mardi 21 août 2012

Toi qui marches, il n'existe pas de chemin


Toi qui marches, il n'existe pas de chemin
Tout passe et tout reste,
mais le propre de l'homme est de passer,
passer en faisant des chemins,
des chemins sur la mer.
Je n'ai jamais cherché la gloire,
ni cherché à laisser dans la mémoire
des hommes ma chanson ;
j'aime les mondes subtils,
légers et aimables,
comme des bulles de savon.
J'aime les voir se peindre
de soleil et de rouge, voler
sous le ciel bleu, trembler
soudainement et se rompre...
Je n'ai jamais cherché la gloire.
Toi qui marches, ce sont tes traces
qui font le chemin, rien d'autre .
toi qui marches, il n'existe pas de chemin,
le chemin se fait en marchant.
En marchant on fait le chemin
et lorsqu'on se retourne
on voit le sentier que jamais
on n'empruntera à nouveau.
Toi qui marches, il n'existe pas de chemin
si ce n'est le sillage dans la mer...
Il fut un temps dans ce lieu
où aujourd'hui les bois s'habillent d'épines
on entendit la voix d'un poète crier
"Toi qui marches, il n'existe pas de chemin,
le chemin se fait en marchant..."
Coup après coup, vers après vers...
Le poète mourut loin de chez lui.
Il est recouvert de la poussière d'un pays voisin.
En s'éloignant on le vit pleurer.
Toi qui marches, il n'existe pas de chemin,
le chemin se fait en marchant...
Coup après coup, vers après vers...
Quand le chardonneret ne peut chanter
Quand le poète est un pèlerin,
quand il ne sert à rien de prier.
"Toi qui marches, il n'existe pas de chemin,
le chemin se fait en marchant..."
Coup après coup, vers après vers.
Antonio Machado
Photo: Arnaud Bertrande

samedi 11 août 2012

VIE





(...)La vie fait plus peur que la mort, en fait. C'est une plus grande inconnue. 

Je pense que ce voyage sur Terre nous donne un devoir, c'est savoir qui nous sommes! Chacun 

...dans son intimité, sa solitude. C'est une nécessité que chaque être ressent! 

Qui suis-je? Qu'est-ce que je fais sur Terre, que dois-je faire? (...)


On ne peut y arriver ans le bruit, dans le brouhaha. Parler avec soi, parler avec Dieu, dans le silence et le recueillement est nécessaire, vital. Sinon, nous sommes comme des personnages de roman qui ne comprennent pas ce que veut l'auteur, et la vie s'écrit, semble-t-il, comme à notre insu, et si vite!


La vraie vie, c'est se regarder en face, sans tricher avec soi, écouter la musique qu'il y a en nous... une partition... Nous devons la déchiffrer et y ajouter des paroles, nos paroles.


Aimer? C'est être attentif à la musique de l'autre et traduire ses paroles. Nous vivons en profondeur, tous, la même vie! Une vie d'humain faite de questions!


Dans le recueillement, dans la prière des réponses apparaissent.


C'est ainsi pour tous, je le crois. Un humain égale un humain. Il ne faut pas faire semblant de n'être qu'un homme parmi les hommes. 


Il faut être l'homme unique, sans fausse humilité.



Soeur Emmanuelle, "J'ai cent ans et je voudrais vous dire"


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"Je te souhaite la tendre impatience du printemps, la douce croissance de l’été, la maturité silencieuse de l’automne et la sagesse du noble hiver." 
Ancienne bénédiction irlandaise

mercredi 1 août 2012

Simplicité


Connais-toi toi-même, sois toi-même
Et tu connaîtras, deviendras l'Univers et les Dieux.


Ôte les voiles posés sur le "Soi", révèle "le".


Telle une plante, grandis chaque jour,
A la fois riche de toute expérience
Et innocent, acceuillant l'instant présent.
Tel un bonzaï, certains événements te façonnent
Et puisque chaque jour, chaque seconde est une vie, toujours tu renaîtras.


Laisse le feu purificateur de ton cœur brûler le linceul de tes personnalités
Pour exhumer et renaître de ces cendres et laisser vibrer le "Soi"


Être tout simplement toi
Être tout simplement

"J'aime une fleur lente à s'épanouir" - Gentil Bernard


lundi 30 juillet 2012

❤ ~ ❤~ ❤



Il n'est jamais trop tard — ou, dans mon cas, trop tôt — pour être ce que tu as envie d'être.
Il n'y a pas de limite de temps, commence quand tu veux. Tu peux changer, ou rester la même — il n'y a pas de règle pour cela.
On peut en tirer le meilleur ou le pire. J'espère que tu en tireras le meilleur.
J'espère que tu verras des choses qui te surprendront. J'espère que tu ressentiras des choses que tu n'avais jamais ressenti. J'espère que tu rencontreras des personnes qui ont un point de vue différent. J'espère que tu vivras une vie dont tu seras fière.
Et si tu découvres que cela n'est pas le cas, j'espère que tu auras la force de tout recommencer.


For what it's forth, it's never too late — or in my case too early — to be whoever you want to be.
There's no time limit; start whenever you want. You can change, or stay the same — there are no rules to this thing.
You can make the best or the worst of it. I hope you make the best of it.
 I hope you see things that startle you. I hope you feel things you never felt before. I hope you meet people with a different point of view. I hope you live a life you're proud of.
If you find that you're not, I hope you have the strength to start all over again.
 
 
« Je te souhaite la tendre impatience du printemps, la douce croissance de l’été, la maturité silencieuse de l’automne et la sagesse du noble hiver » Ancienne bénédiction irlandaise


samedi 21 juillet 2012

...



« La contemplation, c'est suspendre le temps à coups de beauté. » Delphine lamotte

jeudi 7 juin 2012

Je ne suis pas dans le Monde...



Je ne suis pas dans le monde, 
Le monde est en moi




Dans un grain de sable voir le monde
Et dans chaque fleur des champs le paradis
Faire tenir l'infini dans la paume de la main
Et l'éternité dans une heure.

William Blake



vendredi 1 juin 2012

Comme un leitmotiv, un mantra: "I love you"





Johnny Barnes (John James Adolphus Mills) est né le 23 Juin 1924 aux Bermudes.
Depuis plus de 25 ans de 3h45 à 10h00, chaque jour, sous le soleil ou sous la pluie, il se place au rond-point de sa petite ville Hamilton aux Bermudes.
Il y salue chaque conducteur, chaque passant avec des "Je vous aime", "Dieu vous aime" et leur envoie des baisers.
Devenu une institution aux Bermudes, il figure dans plusieurs guides et plusieurs documentaires ont été filmés à son sujet.
Johnny Barnes est retraité: il exerçait en tant qu'électricien et a travaillé pour le compte de la compagnie ferroviaire aux Bermudes jusqu'à sa fermeture en 1948.
Il est ensuite devenu chauffeur de bus. Johnny aimait saluer les gens pendant qu'il conduisait le bus.
Un jour, en 1986, Barnes s'est placé au rond-point "Crow Lane"et s'est mis à saluer tous les conducteurs, les passants. 
Depuis, il est là presque chaque jour, et si un jour il manque à son poste, les stations de radio locales sont inondées d'appels pour savoir ce qu'il en est. Parfois des gens se joignent à lui, brandissant des signes afin de promouvoir un organisme de bienfaisance, un événement ou un commerce.
En Novembre 1998, un groupe d'hommes d'affaires locaux ont dévoilé une statue de bronze grandeur nature de Johnny Barnes, envoyant des baisers dans l'air.
La statue est située sur Crow Lane juste en haut du rond-point.
Bien qu'il y ait eu certaines objections concernant la dépense de 70 000 $ pour la construction d'une statue d'un homme encore vivant, Barnes a déclaré durant le documentaire " M.Happy Man" qu'il a apprécié le geste, en disant qu'il n'aurait pas été en mesure d'en profiter s'il était mort.
Barnes s'est marié en 1949 et vit toujours avec sa femme. Sa femme est une personne joyeuse parce-que depuis leur mariage, Johnny lui rend la vie douce.
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Un beau matin il s'est réveillé et a décidé de se rendre tous les jours sur le rond-point de sa petite ville "Hamilton aux Bermudes".
Son but ?
Communiquer son amour, faire des sourires, envoyer des bisous, et dire à toutes les personnes qui passent devant lui qu'ils les aiment tout simplement.
Cela dure depuis près de 25 ans.
Il n'a jamais voulu accepté l'argent d'une personne.
Pour lui rendre hommage, de son vivant, une statue a été érigée, elle repose désormais sur ce fameux rond-point pour l'éternité.
OM